Etats
généraux de la presse Ce que dit la Filpac CGT
Le gouvernement veut tenir à l’automne des
« états généraux de la
presse ». Etats généraux ? Alors il
doit s’agir d’un vaste débat
national, public, ouvert à tous. Pas d’un
séminaire d’experts de
connivence, d’économistes du même bord,
de financiers et d’industriels
intéressés par leurs parts de marché.
On parle bien de ça ? Alors
avançons les moyens, mesures et initiatives à
mettre en œuvre au
service de l’information, du pluralisme, de la
démocratie.
Pour une
orientation démocratique
La presse, l’essor du nouveau média
numérique, l’information en
général, ont besoin de se frayer de nouveaux
espaces, et de faire
fructifier les acquis historiques en matière de
démocratie. Mais
existe-t-il un choix démocratique ? Tout dans le discours
dominant est
centré sur l’économie
libérale, érigée au rang de science
exacte, de
vérité absolue. Priorité doit
être donnée à la qualité de
l’information, pas à la rentabilité de
la transaction commerciale de sa
vente.
La crise ? Celle de l’offre éditoriale
Les éditeurs parlent de la « crise » de
la presse. De quelle crise
s’agit-il ? Elle est engendrée par la
pauvreté de l’offre éditoriale et
des contenus, par l’extrême rareté de
l’initiative créatrice de
nouveaux titres, qu’ils soient imprimés ou sur un
site Internet.
La crise de la presse est
d’abord la crise de l’offre éditoriale.
En revanche, la part est belle pour un certain type
d’informations,
celles relevant de la sensation, de l’émotion, du
superficiel. Une
entreprise de formatage de l’opinion se construit, elle est
l’inverse
du choix à opérer pour la promotion de
l’information. Le rôle de la
presse et de l’information doit être
renforcé dans l’espace public. La presse et
l’information doivent participer au débat public,
pas à la fabrication de l’opinion.
Le rôle des institutions démocratiques
L’information et la presse, pour exister dans notre pays que
certains
aimeraient immerger dans le libéralisme, doivent-elles
être,
obligatoirement, concentrés dans de grands groupes ? Ou bien
ont-elles
une chance d’accès à
l’indépendance, à la qualité
au service du citoyen
? Dans ce cas, des mesures doivent être prises pour les
protéger,
assurer leur pérennité et leur
développement. L’information et la
presse sont mortelles. Assurons-leur une longue vie.
A
cet égard, quel est le rôle des institutions
démocratiques et des
pouvoirs publics ? Aider les groupes les plus forts à
construire un
marché de l’information à
l’échelle mondialisée, ou
développer une
société de l’information
fondée sur des valeurs démocratiques, qui
nécessitent des investissements et une régulation
économique et sociale
renforcée.
De quoi parle-t-on quand il est
évoqué un «
nouveau modèle économique » ? Trois
sources financent la presse
d’information générale :
l’achat du lecteur, la publicité, les aides
à
la presse. Marche-t-on vers le renforcement d’une illusion,
la
gratuité, pour mieux éradiquer l’une
des sources de financement, les
aides à la presse ? Qu’elles doivent
être réorientées vers la
création
éditoriale, vers le soutien aux moyens de
l’indépendance, certainement.
Mais supprimées ? Non. Des partisans organisés
agissent en lobby pour
obtenir cette destruction. Nous
sommes pour réévaluer ces aides, pas les
détruire.
Promouvoir le pluralisme et
l’indépendance de l’information
Notre choix est net : force doit rester à la
démocratie. Il s’agit de
promouvoir le pluralisme de l’information donc de la presse,
de
soutenir l’initiative éditoriale nouvelle, de
conforter les moyens
industriels leur permettant d’exister, d’assurer
une distribution et
une diffusion équitables qui assurent le droit et
l’accès libre à
l’information, de mettre au point un système de
solidarité qui
soutienne les organes de presse les plus faibles, de créer
de
véritables instruments de mesure de la vente de
l’information et de la
presse.
Ces objectifs relèvent d’une loi
d’orientation.
En conséquence, nous optons
pour un renforcement des organes de régulation de
l’information et de la presse.
Des structures existent :
une direction du développement des
médias sous la tutelle du ministère de la
Communication et de la Culture,
un conseil supérieur des messageries de
presse chargé de l’application de la loi sur la
distribution de la presse (loi Bichet),
une
commission paritaire des publications et agences de presse groupant
administrations et entreprises de presse, dont le
secrétariat relève de
la DDM,
une société professionnelle
des papiers de presse assurant le service d’une centrale
d’achat aux éditeurs.
Il s’agit maintenant de mieux coordonner leur action au
service de
l’indépendance et du pluralisme de la presse et de
l’information. Pour
ce faire, nous
préconisons la création d’une haute
autorité de la presse,
en charge de l’application de la loi d’orientation,
de la coordination
des moyens de régulation, et dont les membres seront
désignés par
l’Assemblée nationale, le Sénat et le
Conseil économique et social.
Les moyens de
l’initiative éditoriale
L’exercice concret de la démocratie de
l’information suppose des
moyens. A défaut, seuls les plus fortunés
disposeraient du pouvoir de
création éditoriale. La dérive
actuelle l’illustre. C’est pourquoi la
création éditoriale, l’encouragement
aux initiatives rédactionnelles
doivent disposer d’un système de financement. Un fonds tel que celui existant
dans l’industrie cinématographique devra
être créé, dont les sommes
collectées seraient allouées selon les
préconisations de la Haute Autorité.
L’initiative éditoriale, ainsi
encouragée, aura également pour effet de
renouer les liens de confiance très
détériorés entre les lecteurs et
les rédactions. Existent des chartes
déontologiques, dont celle de
Munich est la référence. Mais elles ne sont pas
appliquées. De
surcroît, le nouveau média, Internet,
véhicule une somme considérable,
en perpétuelle progression, d’informations non
vérifiées. Dès lors la
qualité de l’information n’est pas
certifiée. Un
label devra être mis en place
qui, apposé sur le support médiatique, certifiera
la véracité des
informations délivrées par des professionnels et
les indissociables
bonnes relations sociales (tarifs salariaux, qualifications, temps de
travail, stabilité des contrats de travail)
présidant aux rapports
entre salariés et direction au sein des entreprises
d’information.
Soutien public au pluralisme
Le pluralisme est d’importance constitutionnelle, le Conseil
constitutionnel l’a établi en 1984. Pour que nul
écart ne se creuse
entre les textes fondamentaux de la république et la
réalité du
terrain, le pluralisme doit être supporté par un fonds à vocation
égalitaire.
Précisément, la répartition des fonds
doit être inversement
proportionnelle aux capacités financières, aux
ressources publicitaires
des différentes entreprises d’information. Le
choix d’attribution des
sommes et leur montant doivent cibler les supports quotidiens
d’information générale de
façon à corriger les
inégalités existantes,
et à encourager les initiatives et créations
éditoriales. La
gymnastique économique se mettra au service du pluralisme en
ce sens
que le mur de l’argent ne fasse pas obstacle à la
libre circulation des
informations, des opinions et des idées qui lui sont
liées.
Distribution et impression :
la place des moyens industriels
Les moyens industriels au service de
l’initiative éditoriale font partie
intégrante des moyens du pluralisme. Les centres
d’impression des quotidiens reçoivent la garantie
de demeurer attachés aux entreprises d’information,
qui utilisent leurs moyens pour assurer
l’indépendance de leur fabrication.
De la même façon, la loi Bichet et le
système de distribution des NMPP et des MLP doivent
être confortés
et adaptés aux missions qui sont les leurs : fournir au
citoyen, en
quelque lieu que ce soit du territoire, le ou les titres de son choix.
Les éditeurs, à l’instar des moyens
d’impression, doivent garder la
maîtrise de la distribution, ce qui les met à
l’abri d’opérations
industrielles dont la logique négligerait
forcément le respect
fondamental de la liberté d’accès au
titre choisi par le lecteur.
Pour un
cadre social rénové
De façon par trop systématique, la question
sociale est traitée par une
simple soustraction des effectifs, par des
procédés de rupture du
contrat de travail, qu’elles prennent l’aspect
d’ainsi nommés départs
volontaires, de plans de licenciements collectifs, de guichets incitant
au départ individuel au terme de transactions obscures.
L’information, la presse et le média
numérique reposent sur des
personnels qualifiés, motivés, dument
rémunérés. Pour rétablir
ces
normes, développer les nouvelles qualifications, conforter
l’attachement professionnel aux entreprises
d’information, la Filpac
CGT préconise pour l’ensemble des formes de presse
d’information
générale, imprimée comme
numérique, la
construction d’un cadre social correspondant
à la création d’un statut stable du
travail salarié.
La Filpac
CGT
prend toutes dispositions et initiatives, avec ses
adhérents,
militants, délégués et organisations,
pour porter ses positions et
propositions dans le débat public, de telle
manière qu’elles soient
entendues et prises en compte aux états
généraux de la presse.
Montreuil, le
23 juillet 2008
9:23:50 PM
jeudi 10 juillet 2008
Fédération
des travailleurs des Industries du Livre, du
Papier et de la Communication Cgt
MINUTE
DE DISCUSSION
AVEC
LE FIGARO
La
mobilisation des porteurs a payé !
Dès
la diffusion de notre tract, en date du 8 mars 2008,
la direction du FIGARO a accepté de recevoir, en lieu et
place
de ses concessionnaires, la délégation de la
Filpac-Cgt
pour discuter des revendications des porteurs de presse du journal Le Figaro.
Après
5
réunions dans les locaux du FIGARO, nous sommes finalement
arrivés à la signature d’une minute de discussion
répondant à la plupart de nos
revendications :
Pour
l’amélioration des conditions de travail des
porteurs, des blousons (avec doublure amovible et bandes
de sécurité)
et des casquettes seront mis à disposition des porteurs
dès le mois de septembre. De plus, le personnel en charge de
la
réception et de la manutention des différents
produits
bénéficiera de chaussures de
sécurité et de
gants de protection.
Pour le paiement des temps
d’attente,
il est convenu qu’après 20 minutes de retard de
livraison
par rapport à l’heure théorique
d’arrivée des journaux, un processus de paiement
des
minutes d’attente s’engagera automatiquement sur la
base du
SMIC horaire.
Pour le paiement de
l’encartage des documents publicitaires,
nous avons obtenu qu’une prime d’encartage minimum
de 0,07
€ soit versée aux porteurs. Etant bien entendu que
ce mode
de rémunération ne devra pas
s’appliquer aux
porteurs bénéficiant actuellement d’un
mode de
rémunération supérieur.
En ce qui concerne le droit
syndical,
la direction du FIGARO s’est engagée à
faciliter
l’organisation des élections professionnelles dans
les
concessions concernées et à aider à la
diffusion
des informations syndicales. Pour ce faire, sur chaque point
d’éclatement où il n’existe
pas de locaux,
des panneaux d’affichages mobiles seront installés
par le
concessionnaire ou son représentant à son
arrivée
sur la zone d’éclatement.
Enfin, pour la revalorisation des
IK,
nous avons obtenu l’ouverture de négociations
dès
la rentrée afin de définir un taux de
remboursement des
indemnités kilométriques identique pour tous les
porteurs
plus en rapport avec la réalité. En attendant, la
direction du FIGARO a reconnu la perte du pouvoir d’achat
subie
par les porteurs depuis le début de
l’année et a
accepté de verser, à
partir du 1er janvier 2008,
une compensation de 0,035 € du kilomètre parcouru
en plus
des rémunérations des IK perçues
actuellement par
les porteurs. Le versement de cette compensation devrait intervenir sur
la paie du mois de juillet 2008. Le prix de cette compensation sera indexé une fois par
trimestre sur
l’évolution des prix du carburant, un premier
effet de
cette indexation devant intervenir dès le 1er octobre 2008.
Cette
minute se
veut le symbole de la détermination des deux parties
à
continuer les négociations pour arriver à une
amélioration significative des conditions de vie des
porteurs et
notamment la négociation sur l’application de la convention collective du portage de presse signée
par notre fédération le 24 juin 2007 avec le GREPP.
Plus
nombreux nous serons plus forts !
Pour nous aider dans les futures
négociations, syndiquez-vous !
La dernière coopérative ouvrière de la
presse écrite n’est plus.
Il aurait suffit de presque rien peut être quelques millions
de plus.
Peut être un plan de financement à
l’achat d’une rotative, un peu moins hasardeux,
pour que l’Yonne demeure et reste indépendante.
Pendant plus d’un demi-siècle, les femmes et les
hommes qui ont participé à la création
de ce journal et à son évolution
jusqu'à aujourd’hui, auront contribué
à démontrer que loin d’être
une utopie, le système de gestion et
d’organisation de la vie salariale d’une
société coopérative
ouvrière, dont le capital est détenu par les
ouvriers, pouvait être un véritable facteur de
développement d’énergie et de valeur
ajoutée pour une entreprise.
Nul ne doute qu’à la dissolution de la SCOP,
condition au rachat par la Montagne, les salariés
auront un pincement au cœur et une pointe
d’amertume en se résignant à mettre fin
à cette formidable aventure humaine.
Une page se tourne une autre s’ouvre, La FILPAC CGT et le
comité de groupe souhaite la bienvenue aux
salariés de L’Yonne Républicaine dans
le groupe Centre France et souhaite que perdurent les
échanges qui ont débuté ces
dernières semaines, puisse cette amitié naissante
contribuer à travers nos expériences respectives
à la construction et l’évolution
syndicale du groupe.
8:36:04 PM
lundi 23 juin 2008
Aux
membres du Comité exécutif national
Pour
information aux adhérents de la Filpac CGT
La
déclaration commune Filpac CGT – SGL CE
– section CGT des NMPP du 14
décembre est la dernière expression publique de
la Fédération sur la
question de la distribution, car la division interne et
néanmoins
publique n’a pas permis de mener à bien
l’unité de l’intervention de la
CGT. Cette déclaration appelait à un travail
commun : « Un groupe de
travail, ouvert à tous ceux qui sont en accord avec cette
analyse et
ces objectifs, est constitué pour mener à bien
ces tâches. Il
matérialise le souci partagé de
l’unité et de la solidarité entre
salariés des Messageries et de la distribution de la presse.
» La
division a privé la Filpac CGT de ce travail commun et de
son
expression. La situation actuelle et ses derniers
développements après
le CEN du 12 juin imposent à la Filpac CGT de retrouver sa
voix et ses
capacités d’intervention, malgré et par
delà l’aggravation de la
division publique de ses rangs et l’absence de
débats réels.
1. Une offensive majeure se
prépare
Tous
les éléments (éditoriaux,
déclarations de membres majeurs du pouvoir
politique, intentions déclarées de certains poids
lourds du patronat,
nouveaux intervenants dans les médias) concordent :
à la faveur d’états
généraux de la presse, annoncés par le
président de la République pour
la rentrée, la perspective déclarée du
pouvoir est d’en finir avec tout
ce qui ressort au dispositif encadrant la presse quotidienne, et en
particulier avec ce qu’il appelle le Livre. Se
développe une
argumentation libérale aux termes de laquelle
c’est la présence du «
Livre » qui est un frein au pluralisme, par « le
monopole » qu’il
exercerait, et représenterait un facteur
réactionnaire contre
l’adaptation des médias au numérique
dans le cadre du marché
libéralisé. Or il est bien clair que le pouvoir a
besoin de coups pour
rebondir en permanence et justifier sa politique de destruction
antisociale, comme l’ont prouvé le coup de Xavier
Bertrand sur les 35
heures, et l’offensive en cours contre la CGT des Ports et
Docks.
Personne
n’ignore le degré de décision du
pouvoir et d’une partie du grand
patronat dans leur volonté de mener à bien les
contre-réformes
libérales, lesquelles supposent de marginaliser la CGT.
2.
Le plan NMPP 2007 – 2010 dans ce contexte
C’est
dans ce contexte actuel que la Filpac CGT doit considérer le
plan
stratégique concernant la distribution de la presse. Ce plan
a été
présenté le 13 novembre 2007 au comité
central d’entreprise des NMPP. A
cette époque, il était clair pour la direction de
la Filpac CGT que la
question des NMPP était l’un des dossiers majeurs
que le nouveau
président se proposait de traiter en priorité.
Nous sommes maintenant passés à la phase finale
des travaux pratiques.
Ce
plan est d’une nature industrielle et sociale que beaucoup de
syndicats
et de délégués ont
rencontrée ou rencontrent en ce moment, dans leur
entreprise et dans leur groupe. Il modifie les
équilibres
précédents au sein des NMPP en ce sens
qu’il s’adapte aux nouvelles
technologies à la nouvelle carte de l’impression
décidée par les
éditeurs, et qu’en conséquence il remet
en cause les centres de
groupage des titres à Paris et en Ile-de-France. Il
déplace le groupage
des titres, dont la loi Bichet fournit le cadre légal, du
Niveau 1 des
centres d’Ile-de-France vers le Niveau 2 des
dépôts en région. Comme
beaucoup d’autres plans, il comprend une réduction
importante
d’effectifs et prépare le contournement du statut
traditionnel des
salariés ouvriers et cadres techniques des NMPP. Le Livre IV
afférant à
ce plan a été présenté aux
organisations syndicales compétentes.
3.
Sur quoi portent les divergences fondamentales avec le SGL CE ?
Depuis
le 13 novembre 2007, il aurait été possible
à la Filpac CGT, avec
toutes ses composantes, de bâtir un plan cohérent
alternatif et de
mener à bien la défense du principe
démocratique d’égalité de
distribution des titres dont les NMPP ont la vocation.
Que
ce soit clair et net : ce qui est cause aujourd’hui, ce ne
sont pas les
méthodes employées par telle ou telle partie de
la CGT des NMPP et du
SGL CE, même celles qui paraissent radicales, mais bien le
but de ces
actions. Nous ne sommes pas dans une réédition du
conflit du Parisien
libéré de 1975, mais dans sa caricature. Plus
d’une demi-année a été
gâchée, si bien que, aujourd’hui, les
méthodes d’action se déroulent
dans un contexte différent de celui qui présidait
aux destinées du plan
2007 – 2010, car le gouvernement et une partie du grand
patronat sont à
l’offensive contre la présence de la CGT dans la
presse. Entre-temps,
des reculs significatifs ont été
enregistrés par la CGT, par exemple au
profit de Force ouvrière au siège des NMPP, dans
le 12e arrondissement
parisien, et à Combs-la-Ville après la
révocation de délégués du
personnel CGT par le SGL CE.
Il apparaît de façon claire que
si la distribution de la presse, quotidiens et périodiques,
est une
juste cause, elle risque de devenir le Waterloo de la CGT si la
division et la surenchère entre différentes
factions de la CGT
continuent, et si la Filpac CGT ne retrouve pas sa voie et sa
capacité
d’unité, de rassemblement et
d’intervention. Différentes actions
(incendie des paquets de quotidiens à l’ARM de
Vitrolles dans la nuit
du 8 juin, occupation musclée du siège des NMPP
le 19 juin au matin)
offrent un prétexte au patronat de contre-attaquer et de
servir aux
libéraux au pouvoir des arguments pratiquent qui alimentent
leur
volonté d’affrontement. La « lettre
ouverte à ceux qui veulent tuer la
presse », publiée par la quasi-totalité
des éditeurs de presse
quotidienne nationale, à l’exception notable de
L’Humanité, témoigne du
ton nouveau employé.
Si les éditeurs de presse quotidienne
et le directeur général des NMPP ne sont pas
passés à une mise en
pratique des directives des experts libéraux du
gouvernement, ils
risquent de s’y rallier si une alternative
fédérale Filpac CGT n’est
pas immédiatement fournie.
4. Les tâches
immédiates de la Filpac CGT
La
fonction de la Filpac CGT et de sa direction, c’est de
garantir l’unité
de ses organisations et la démocratie, tant dans les
relations internes
à la CGT que dans les relations avec les
salariés. Dans ce sens, le
secrétariat a été mandaté
par le CEN du 12 juin 2008 pour prendre
toutes dispositions visant à tenir avec les directions
compétentes,
syndicats patronaux, pouvoirs publics et institutions comme le Conseil
supérieur des messageries de presse, les réunions
nécessaires afin de
sortir de la situation actuelle au mieux des
intérêts de la CGT, de ses
adhérents, et des salariés qu’elle
représente.
Mais la situation réclame d’autres dispositions.
La
Filpac CGT doit mettre en œuvre les moyens de son
unité, les moyens
d’application de la démocratie syndicale en son
sein, et de la
démocratie dans ses relations aux salariés. Elle
doit déterminer
l’orientation propre à garantir et cette
démocratie et cette unité, et
disposer des moyens de débat avec toutes les composantes.
En
conséquence, elle considère de son devoir et de
sa fonction de proposer
aux interlocuteurs patronaux et gouvernementaux les voies qui
permettent aux salariés de sauvegarder leurs
intérêts. Pour cela, une
consultation des instances statutaires doit avoir lieu, comme une
consultation des salariés des NMPP.
Sachant qu’un bureau
fédéral est convoqué le 3 juillet,
doit-on en passer par un CEN
extraordinaire en plus de ce BF, ou à la place de ce BF, de
façon que
la direction nationale de la Fédération soit
à même de poursuivre la
mise en œuvre des orientations
déterminées par le congrès des
syndicats
de la Fédération, en novembre 2007, à
Lille ?
Les
camarades du CEN doivent répondre par retour du courrier au
secrétariat de la Fédération.
Quelle
que soit la réponse à cette question, le
secrétariat continue et
continuera d’appliquer le mandat qui lui a
été confié par le CEN du 12
juin 2008.
Le secrétariat,
Montreuil, le 20 juin 2008, 12 heures.
9:49:28 PM
vendredi 6 juin 2008
Déclaration lue, le
jeudi 5 juin 2008, par Bruno Lantéri,
représentant CGT au comité
d’entreprise, après l’avis des
élus (intersyndicale SNJ-CFDT-CGT signataires de
l’accord-cadre) sur le Livre IV et sur le Livre III du plan
« social » imposé par la direction du
Monde.
En tant que représentant syndical CGT au
comité d’entreprise de la
société éditrice du Monde, je
réitère la position de la CGT quant au rejet du
plan social mis en place par la direction, particulièrement,
les cessions, les externalisations et la possibilité
qu’elle a de recourir à des licenciements
« contraints » de salariés de
l’entreprise si l’objectif des 9,4 millions
d’euros d’économie
n’était pas atteint avec le plan de
départs volontaires (PDV).
Fidèle aux exigences des salariés qui
peuvent craindre pour leur emploi, je remets donc un avis
négatif sur le plan présenté (Livre IV
et Livre III).
Concernant le projet de cession des filiales, sans vouloir
anticiper sur une éventuelle vente ou le maintien des
activités dans le groupe, je demande, s’il devait
y avoir cession d’entités, que des
négociations entre les partenaires sociaux et le repreneur
soient engagées afin d’assurer aux
salariés des conditions de reprise et des perspectives
d’avenir acceptables.
A la SEM, à l’inverse de ce qui
s’est passé après le plan de
départs volontaires fin 2004, une forte adhésion
à ce nouveau PDV nécessitera une
réorganisation de l’entreprise. C’est
pourquoi une gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences au niveau du groupe s’avère
nécessaire pour anticiper, dans la concertation, les
évolutions professionnelles et technologiques à
venir, offrir des perspectives aux salariés et mieux
gérer les besoins.
Au-delà des stratégies
financières en cours, le modèle social, la
qualité et l’indépendance de
l’information doivent rester une priorité. Des
doutes sont encore permis quant à
l’efficacité économique de ce plan,
avec l’échéance de 2012, et peuvent
faire craindre une recapitalisation non maîtrisée
pouvant avoir des conséquences pour les salariés
de l’entreprise et du groupe. Ce qui se passe
aujourd’hui au journal Le Monde est une menace pour tous les
salariés de la presse quotidienne.
Bruno Lantéri
9:36:59 PM
vendredi 30 mai 2008
L’EstMédia-CGT,
SNJ, FO, CFTC, CFE-CGC de L’Est Républicain
L’ER
va passer à la caisse
Les administrateurs du Crédit Mutuel
allaient-ils pouvoir tolérer encore longtemps que la
« banque à qui parler » ait
lâché environ 500 millions d’euros sans
aucun retour sur investissement ? Ce vendredi matin, en conseil
d’administration, le président Gérard
Lignac a répondu à cette interrogation : « Pour faire les
acquisitions et investissements nécessaires, nous nous
sommes associés au Crédit Mutuel. Il est
précieux d’avoir un partenaire banquier qui couvre
les déficits. Mais les banquiers avancent rarement des fonds
sans les récupérer. Il faut donner des gages. Eux
aussi ont des contrôles internes et ont
été critiqués par rapport à
leurs investissements envers nous… »
Une plaidoirie peu habituelle, qui renforce
l’idée que le Crédit Mutuel devait
prendre un jour ou l’autre le contrôle. Ce qui
devrait être effectif dès le 26 juin prochain,
lorsque l’assemblée générale
extraordinaire des actionnaires se sera prononcée
favorablement sur le rapport du conseil d’administration,
dont le projet a été approuvé hier en
CA de L’Est Républicain. Celui-ci fait
apparaître que la société France Est,
devenue filiale du Crédit Mutuel jeudi 29 mai, obtiendrait
157.888 actions à 10 €, provoquant une augmentation
du capital de L’ER de 2.400.000 € à
3.957.888 €, en échange de l’abandon
d’une créance de 128.000.000 €.
L’effet immédiat de cette
opération financière serait une redistribution
des cartes entre les actionnaires. Le Crédit Mutuel, par sa
nouvelle filiale France Est, détiendrait 51 % du nouveau
capital de L’ER (157.888 actions + 45.035 qu’elle
possède déjà), contraint
d’accepter cette opération capitalistique
puisqu’il n’est pas en mesure de rembourser,
même partiellement, les dettes accumulées avec la
création du groupe.
La deuxième conséquence serait la
dilution de la part détenue par le deuxième plus
important actionnaire du capital de L’ER, le Groupe Hersant
Média, qui perdrait du coup sa minorité de
blocage. Ce que Gérard Lignac traduit par : « Il y a
peut-être un actionnaire actuel que ça peut
gêner… »
En d’autres termes, si cette action est
validée par l’assemblée
générale extraordinaire du 26 juin prochain, le
Crédit Mutuel, par sa filiale France Est, prendrait le
contrôle de L’Est Républicain,
à hauteur de 51 % du nouveau capital.
Houdemont,
le 30 mai 2008
10:52:10 PM
jeudi 29 mai 2008
Fédération
des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la
Communication CGT 263, rue de
Paris
- case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX - Tél.
01
48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52 Site
Internet :filpac-cgt.fr
PQR-PQD
: Parlons vrai
Le communiqué publié ce jour par le SPQR (voir ci-dessous),
s’il se termine par une minuscule porte ouverte à
une rencontre
paritaire prochaine, n’en reste pas moins ambigu, voire
mensonger.
Comment
ce syndicat peut-il en effet prétendre «
réaffirmer sa volonté de
maintenir un paritarisme de qualité à travers des
négociations
nationales notamment au plan salarial » et
parallèlement tout faire
pour que les négociations paritaires nationales sur les
salaires 2008
capotent ?
Rappel des
faits :
Le 8
février,
réunion paritaire nationale sur le bilan de la politique
salariale
2007. Le bilan est très défavorable aux
salariés qui ont accumulé 0,9 %
de retard sur l’inflation. Malgré les
tergiversations patronales, un
accord est signé avec un rattrapage de 0,9 % au 1er
février 2008.
Le 27 mars,
lors de la première rencontre sur la politique salariale
2008, le SPQR
n’avait rien à proposer si ce n’est un
exposé sur la situation
économique des entreprises de presse. Ce n’est que
parce que le ton a
monté que nous avons obtenu 0,5 % au 1er avril avec une
nouvelle date
de rencontrefixée au 29 avril.
Le 9 avril,
échec des négociations salariales en PQD qui se
soldent par une
recommandation patronale de…0,5 % au 1er avril et 0,9 % au
1er
septembre.
Le 29 avril,
le
SPQR a fini par avouer clairement son intention d’en finir
avec
l’indexation des salaires sur les prix et a
confirmé cette position de
principe par une proposition de 0,9 % au 1er juin avec une
réunion de «
bilan » fixée en septembre.
Il aura fallu la réaction immédiate
des équipes de presse pour que soit initiée par
le SPQR la réunion du
13 mai où, craché, juré, il allait
faire de nouvelles propositions.
Las, le
13 mai,
non seulement il n’y eut pas de nouvelle proposition du SPQR,
mais
celui-ci, visiblement divisé en interne sur
l’attitude à tenir face aux
organisations syndicales, a finalement opté pour la
méthode dure en
décrétant unilatéralement une
recommandation patronale de 0,9 % au 1er
juin, rompant ainsi au passage avec le paritarisme et les accords de
branche. Là encore la réponse des
salariés de la presse ne s’est pas
fait attendre avec la non-parution de la quasi-totalité des
titres
PQR-PQD. Dans le même temps, une démarche unitaire
au plan national,
avec l’ensemble des organisations syndicales, a
été initiée afin de
monter d’un cran le niveau de la mobilisation dans les
entreprises.
Cette démarche a largement été reprise
au plan local dans les
entreprises aboutissant, dans la plupart d’entre elles,
à des
assemblées générales unitaires, toutes
catégories confondues.
Intentionnellement,
depuis le début de ce conflit, le SPQR fait une
présentation erronée
des raisons de ce mouvement national de grande ampleur. En amalgamant
le rattrapage 2007 de 0,9% et les propositions du SPQR, il essaie de
faire passer comme honorable la position du syndicat patronal. Or, le
SPQR n’a signé que 0,5% en avril pour
2008, et ne recommande (sans obligation d’application) que
0,9% en juin
alors que l’augmentation estimée du coût
de la vie approche déjà les
3,8% (base INSEE). C’est cette attitude du SPQR qui est
apparue
clairement comme une provocation.
C’est donc bien le SPQR qui est
à la fois à l’origine de la rupture de
la négociation salariale et du
conflit. Verser des larmes de crocodiles sur le coût des
non-parutions
ne changera rien à cette réalité.
La
FILPAC est évidemment disposée à une
nouvelle rencontre de négociation
sur les salaires 2008 dans les prochains jours. Elle
privilégie la
démarche unitaire en cours, en ayant pour ambition
d’obtenir à un
accord paritaire de branche qui ne fasse pas payer aux
salariés des
entreprises de la presse quotidienne régionale et
départementale les
effets du retour de l’inflation.
Paris le 29 mai 2008
COMMUNIQUE
DU SPQR
La
Presse Quotidienne Régionale fait face depuis quelques
années à un
bouleversement progressif mais irréversible du mode
d'exploitation des
sociétés éditrices qui
dégrade durablement la situation économique de
la plupart d'entre elles et qui nécessite la mise en
œuvre d'une
politique sociale adaptée au nouveau modèle
économique.
Dans ce
contexte, le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale
réaffirme sa
volonté de maintenir un paritarisme de qualité
à travers des
négociations collectives nationales, notamment au plan
salarial.
Cependant, ces négociations, pour aboutir, doivent
nécessairement
prendre en considération la nouvelle
réalité économique de la branche.
Le
SPQR conteste formellement les termes du communiqué
intersyndical du 20
mai 2008 selon lesquels il aurait initié la rupture de la
négociation
salariale nationale.
Il a fait, le mardi 13 mai dernier, une
proposition d'accord équivalente à celles
signées dans les autres
secteurs de presse quotidienne, mais supérieure à
celles faites dans
d'autres formes de presse ou secteurs d'activité
n'appartenant pas à la
presse (à savoir en plus du rattrapage de 0,9 %
réalisé en février,
0,5% d''augmentation en avril et 0,9% proposé en juin). Il a
également
proposé de poursuivre les négociations. Il a
ainsi confirmé qu'une
nouvelle réunion paritaire se tiendra en septembre 2008 pour
négocier
un palier salarial complémentaire au titre du second
semestre.
Le
Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale reste ouvert
à une nouvelle
rencontre paritaire afin d'explorer les voies d'une issue positive au
conflit social actuel. Celles-ci vont être d'autant plus
délicates à
trouver que les non parutions de ces dernières semaines
n'ont fait
qu'aggraver la situation financière des entreprises.
Le succès de
cette réunion suppose que chacun ait bien
étudié la situation et les
enjeux majeurs qui ne sauraient faire abstraction de la
réalité
économique et sociale de nos entreprises et des
salariés qui la
composent.
Fait à
Paris, le 29 Mai 2008
10:28:54 PM
lundi 26 mai 2008
Les
élections professionnelles viennent d'avoir lieu au journal Sud Ouest.
Malgré les difficultés rencontrées
pendant les négociations sur le NSE
ces dernières années et les problèmes
récurrents chez les employés, notamment sur les
salaires, l'équipe syndicale n'a jamais baissé
les bras. Aujourd'hui le verdict des urnes est tombé.
Lors des
dernières élections (il y a deux ans), la CGT
avait réuni plus de 86%
des suffrages, il semblait que cet excellent score soit difficile
à renouveler. C'est pourtant ce qui a
été fait et même en mieux puisque c'est
à plus de 91%
que les électeurs du premier collège ont
voté pour la liste CGT (voir résultats
ci-dessous).
Bravo
à nos camarades. Le combat syndicat est difficile mais il
offre de belles satisfactions.
Résultats
aux élections professionnelles à SUD OUEST
collège ouvrier-employés :
En CE : titulaires et suppléants, 91,35 % des
suffrages exprimés pour la CGT
En DP : titulaires 90,63 % et en
suppléants 89,11
% des suffrages exprimés pour la CGT
Bordeaux, le
26 mai 2008
10:53:51 PM
mercredi 21 mai 2008
>
Paris,
le 20 mai 2008
COMMUNIQUE
Les organisations syndicales soussignées :
LA FILPAC CGT
L’UFICT-LC-CGT
La F3C-CFDT
Le SPEP CGC
la Fédération du
livre FO
La Fédération de la
Communication CFTC
Le SNPEP FO
Le Syndicat National des Journalistes
Le Syndicat Général
des Journalistes FO
Le Syndicat des journalistes FO
Le Syndicat des Journalistes CGC
Le Syndicat national des journalistes CGT
l’USJ-CFDT
N’acceptent pas la rupture initiée par le SPQR
lors de la négociation
salariale nationale qui se limite, à ce jour, et pour la
première fois,
à une simple recommandation.
Demandent la réouverture des
négociations au niveau de la branche au plus tard sous
quinzaine sur la
base de l’accord dit de 1993 garantissant la progression des
salaires
réels en fonction de l’inflation.
S’engagent, de manière
unitaire, à entamer des démarches
auprès des directions respectives des
titres de PQR pour vérifier leur
volonté d’aboutir à un accord de
branche.
S’engagent, de manière unitaire, à
envisager toute
action nécessaire à la définition
d’un accord de branche satisfaisant
pour l’ensemble des catégories de
salariés.
7:22:34 AM
mardi 20 mai 2008
COMITE
INTER CGT
LA
DIRECTION DU MONDE
CHOISIT
LA POLITIQUE DU PIRE
Le
4 avril dernier le conseil de surveillance du Monde prenait la lourde
responsabilité d’initier des pratiques
jusqu’alors inconnues dans la profession : la mise en place
d’un plan de licenciements secs et drastique
s’appliquant à des salariés
régis par des champs conventionnels différents.
Cette
offrande faite aux éditeurs de presse - qui n’en
attendaient pas moins - risque de devenir dans les mois qui suivent la
seule alternative proposée aux journalistes, ouvriers,
cadres et employés de presse quotidienne nationale,
régionale et départementale.
Les
représentants de la Société des
Rédacteurs du Monde, au nom
d’intérêts particuliers, soutenant sans
réserve le plan de la direction placent l’ensemble
de leurs confrères dans une spirale infernale : les
licenciements secs vont-ils devenir la règle pour les
journalistes des autres entreprises de presse ? Si cela devient
possible au journal Le Monde – garant d’un
modèle social avant la présentation de ce plan
– les ardeurs d’industriels
propriétaires de groupes de presse considérant
cette activité comme une valeur marchande au même
titre qu’une autre vont se décupler.
Pour
contrer ce plan inique, dépassant le simple cadre du Monde,
l’attente des salariés vis-à-vis des
organisations syndicales était immense. Après
cinq semaines d’une lutte sociale historique dans le groupe
Le Monde, les salariés de tout horizon professionnel
s’étaient mobilisés dans un mouvement
syndical unitaire autour de ces deux axes indéfectibles :
non aux licenciements secs et non aux cessions des filiales du groupe.
Force
est de constater que l’accord cadre paraphé jeudi
dernier par l’intersyndicale CFDT, SNJ et une partie de la
CGT (SGL-CE et BP-UFICT) avalise le souhait de la direction
du Monde pour mettre en œuvre son plan « CSP +
» entérinant dans un premier temps des
départs volontaires, assortis de licenciements secs,
d’externalisation de services et la cession de plusieurs
filiales du Pôle Magazine (les titres magazines de Fleurus
Presse, Danser, Les Cahiers du Cinéma et des librairies La
Procure). Cette responsabilité prise par
l’intersyndicale s’appuyant sur un vote de
89 salariés alors que la SEM regroupe 584
salariés, évinçant le vote des
personnels du pôle magazine pose de fait un réel
problème démocratique.
De
plus, la signature de cet accord ne garantit en rien
l’épouvantail agité depuis de nombreux
mois par les représentants de la SRM et le Conseil de
surveillance d’une possible recapitalisation du groupe Le
Monde par Lagardère et Prisa, ceux-ci guettant depuis
longtemps le moment propice.
Le
Comité Inter CGT et les représentants
d’Info’Com-Cgt n’ont eu de cesse de
promouvoir d’autres solutions en prônant, par
exemple, une gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences - solution rejetée à la
fois par l’intersyndicale signataire de l’accord et
la direction du Monde dans un même élan - pourtant
seule à même de pouvoir contrer les
velléités de directions ne comprenant le dialogue
social que par le seul prisme des plans de licenciements.
Le combat
qui s’engage aujourd’hui dans la profession est
vital. Il décloisonne les corporatismes d’un autre
âge plaçant l’ensemble des
salariés, quelque soit le champ conventionnel, dans le
viseur d’éditeurs décidés
à en découdre pour anéantir statuts,
droits et acquis sociaux. Les salariés de la presse
quotidienne nationale, régionale et
départementale n’ont d’autres choix que
d’unir leur force pour contrer cette déferlante
annoncée.
Paris, le
20 mai 2008
9:17:25 PM
lundi 19 mai 2008
Journée
du 22 mai 2008
RETRAITES Nous
sommes tous concernés !
Contrairement à ce que prévoyait
la loi de 2003 sur les retraites, le gouvernement a clôt les
discussions avec les organisations syndicales le 28 avril dernier pour
appliquer la décision prise unilatéralement par
Nicolas Sarkozy et passer les salariés à 41 ans
de cotisations.
Nous
ne pouvons pas accepter cette fin de non recevoir
des propositions de la CGT !
La journée du 22 mai doit être la
journée de mobilisation devant permettre de faire reculer le
gouvernement qui maintient donc son projet d’allongement de
la durée des cotisations et qui, de fait, rendra
bientôt impossible la retraite à taux plein
à 60 ans pour la majorité des salariés.
Cette journée de mobilisation doit
également permettre la reprise des négociations
sur la pénibilité en vu de mettre en place un
dispositif de départ anticipé pour les
salariés ayant exercé des travaux
pénibles, dangereux ou astreignants.
En ce qui concerne la SPPS, la direction
s’était engagée à ouvrir,
avant fin 2007, des négociations sur la
pénibilité du travail de nuit et sur les
contraintes liées au traitement des quotidiens. Comme pour
d’autres sujets, cet engagement d’ouverture de
négociations n’a toujours pas
été respecté !
C’est pourquoi notre syndicat appelle les
salariés de la SPPS à soutenir les revendications
de la CGT en observant un arrêt de travail de deux heures au
début de leur prise de service et de venir nombreux
à la manifestation du 22 mai à 14H00,
derrière les banderoles de la FILPAC-CGT et du
Comité intersyndical du Livre parisien.
Le
rendez-vous du CILP se situe place de la Bastille,
à l’angle du boulevard Beaumarchais et de la rue
Saint-Antoine.
TOUS ENSEMBLE DANS
L’ACTION !
Le Comité syndical
12:19:23 AM
dimanche 18 mai 2008
Fédération
des travailleurs des Industries du Livre,
du Papier et de la Communication Cgt
Vendredi
16 mai
mobilisation
pour la revalorisation des salaires
pour
tous les salariés de PQR / PQD
Non parution des titres suivants :Dauphiné
libéré, L’Aisne Nouvelle,
L’Alsace, L’Ardennais, Le Bien
Public, Centre Presse Aveyron, Le Courrier de l’Ouest, La
Dépêche du
Midi, Les Dernières Nouvelles d’Alsace,
L’Eclair des Pyrénées, L’Est
Eclair, L’Est Républicain, Havre Libre, Le Havre
Presse, Le Journal de
Saône-et-Loire, Le Journal du Centre, Le Populaire du Centre,
Libération Champagne, Le Maine Libre,
L’Indépendant de Perpignan, Midi
Libre, La Montagne, Nice Matin, La Nouvelle République du
Centre Ouest,
Ouest-France, Paris-Normandie, Le Pays, Presse Océan, Le
Progrès
(Lyon), Le
Progrès de Fécamp, La République des
Pyrénées, Sud Ouest, Le
Télégramme, La Tribune/Le Progrès
(Saint-Etienne), L’Union
(Reims).
Nord Eclair, Nord Littoral, La
Voix du Nord, dépendants de l’accord
PQN deux heures d’arrêt.
Questions aux
propriétaires des
quotidiens de presse
Messieurs,
les propriétaires de presse, nous vous appelons à
respecter les
lecteurs en les informant, de façon réelle et
sérieuse, sur la
situation sociale en presse quotidienne. Répondez
publiquement aux
questions suivantes, puisque vous n’avez pas mené
des négociations
dignes de ce nom sur nos salaires, comme nous vous le demandions.
Comment
informer les lecteurs sur l’inflation et nier cette inflation
quand il
s’agit des salaires du personnel qui réalise ces
journaux ?
C’est pourtant ce que pratique le patronat de la presse
quotidienne,
tant régionale que départementale. Une baisse de
1% du salaire minimum,
c’est 200 euros de perdu dans l’année,
et l’inflation sera de près de
4% ! Pourquoi casser le cadre des négociations
conventionnelles de
branche, qui se tiennent régulièrement depuis des
années ? Pourquoi
casser l’indexation des salaires sur les prix au moment
précis où
l’inflation s’installe ? En
méprisant les négociations, les
propriétaires nous ont contraints à
agir par la grève, alors que les portes de la concertation
étaient
ouvertes.
Comment garantir
l’avenir de la presse quotidienne d’information quand
les patrons de presse appliquent aux journaux des normes
économiques
d’industriels et de banquiers, comme si la presse
d’information était
une marchandise ordinaire ? Sous prétexte que les quotidiens
sont
passés sous la coupe de 4 ou 5 groupes, les
propriétaires devraient se
comporter comme s’ils jouaient l’avenir de
l’information en Bourse ?
Comment
considérer comme exorbitantes les trois revendications
suivantes des salariés de la presse quotidienne ?
évolution de nos salaires sur une hausse
des prix mesurée par un indice sérieux ;
pérennité de l’accord
national prévoyant l’application des hausses
convenues par accord majoritaire sur le salaire réel ;
augmentation significative du salaire minimum
professionnel garanti.
Comment assurer aux
lecteurs la meilleure qualité de l’information
quand l’obsession des propriétaires des journaux
est de réduire les
effectifs, faire baisser la masse salariale, bref se soucier plus des
profits immédiats pour les actionnaires que des
qualifications requises
pour fournir un vrai journal sûr, de qualité,
indépendant et compétent ?
Que cache le
jusqu’au-boutisme des propriétaires des journaux
sur les salaires ?
S’apprêtent-ils
à saborder la branche professionnelle, lieu de
négociations civilisées
dans le cadre des conventions collectives ? Derrière les
salaires, la
contre-réforme libérale ?
Ces
réponses, nous les attendons et ne manquerons pas de les
communiquer aux lecteurs.
11:42:50 PM
mardi 13 mai 2008
Fédération
des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la
Communication CGT 263, rue de
Paris
- case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX - Tél.
01
48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52 Site
Internet :filpac-cgt.fr
Salaires PQR-PQD :
l'acharnement
patronal !
Le 13 mai, de l'avis syndical général, a
été une mascarade.
Négociations
? Malgré les propos téléphoniques de
certains membres dirigeants du
SPQR, cette séance était conçue par la
majorité des patrons comme une
mesure vexatoire : « Vous n'avez pas compris ?
C‘est 0,5%, 0,9% et puis
un rendez-vous d'après-vacances. Vous n'avez même
pas à signer, vous,
syndicats, il ne s'agit même plus d'un accord, mais d'une
simple
circulaire de recommandation sans obligation. »
Il s'agissait donc
de soustractions patronales.
Fini, les accords de branche sur les salaires.
Fini, l'indexation des salaires sur les prix, même sur
l'indice INSEE au rabais.
Fini, le cadre paritaire de branche.
Le SPQR vous dit : salaire ? Connaît pas.
Alors ?
Les délégations syndicales de salariés
doivent se rencontrer le 20 mai. C'est un pas dans le sens de
l'unité.
Mais
nous demandons aux organisations syndicales, présentes avec
nous le 13
mai devant le mur patronal, de réagir dans le sens de
l'intérêt général
de tous les salariés.
Bien sûr, il faudra le 20 mai définir ensemble la
riposte qui s'impose.
Mais d'ici là, le compteur tourne, le temps ne joue pas en
notre faveur.
C'est pourquoi, comme annoncé lors de l'assemblée
générale des équipes de presse et
confirmé lors du
rassemblement
du 13 mai, les organisations de la Filpac CGT appellent à
une grève de
24 heures le 16 mai au soir pour le daté du 17 mai.
Cette riposte est à la hauteur du mépris qui a
été opposé aux salariés de
la presse quotidienne ce 13 mai.
Cette année 2008, s'agissant des salaires, est un marathon :
rien n'est plus
acquis, rien n'est plus garanti, rien n'est plus paritaire.
Bien
sûr, des tentatives se multiplieront pour que des
négociations « maison
» se tiennent, de façon à enterrer dans
les faits le cadre de
négociation de branche. Nous appelons tous les
salariés à ne pas tomber
dans les manoeuvres locales qui ne manqueront pas d'être
mises en place.
Avec une
majorité de salariés qui ont signé la
pétition que nous leur avons soumise, nous revendiquons :
l'évolution de nos salaires sur une hausse
des prix mesurée par un indice sérieux ;
la pérennité de l'accord
national prévoyant l'application des hausses convenues par
accord majoritaire sur le salaire réel ;
une augmentation significative du salaire minimum
professionnel garanti.
Nous demandons tant
au SPQR qu'au SPQD qu'ils abandonnent leur logique d'affrontement et
qu'ils reviennent
à une attitude de négociations réelles
et sérieuses sur nos salaires.
Dans
l'action de 24 heures, tous ensemble, le 16 mai, matin,
après-midi et soir !
Paris
(XVIe), le 13 mai à 18 heures
10:38:03 PM
dimanche 4 mai 2008
Meeting Filpac-CGT
au Journal de Saône-et-Loire
Le 22 avril dernier, la Filpac-Cgt a organisé une action
pour
soutenir le camarade Franck SPARHUBERT,
délégué
syndical CGT-JSL et membre du CEN de la Filpac. Eduardo
MORGAN-TIRADO, du Dauphiné
Libéré a filmé
cette journée d'action et a réalisé un
petit
reportage de 13 minutes. En espérant que ce genre d'action
puissent se répéter à l'avenir lorsque
la situation
l'exigera...
Pour les confédérations
syndicales, le « rendez
vous de 2008 sur les retraites », doit être
l'occasion de
consolider le système par répartition, seul
à
même d'assurer la solidarité indispensable entre
générations et de répondre aux
exigences de
justice sociale.
Fondamentalement, l'avenir des retraites est
lié à la
situation de l'emploi et des politiques économiques. Les
confédérations syndicales n'entendent cependant
pas nier
les différences d'approche existantes entre organisations
sur
les réponses à apporter.
Mais face au blocage gouvernemental sur les
principales propositions
des organisations syndicales (garantie et niveau des retraites, droit
à la retraite à 60 ans, durée de
cotisation,
reconnaissance de la pénibilité, ressources
financières assurant l'avenir à long terme du
système de retraite, réduction des
inégalités entre les femmes et les
hommes…), les
confédérations décident d'appeler
à une
journée nationale interprofessionnelle d'action et de
manifestations le 22 mai 2008.
Elles appellent les salariés, les
jeunes et les retraités
à être nombreux le 22 mai dans l'action et les
manifestations pour la défense de la retraite solidaire.
Les organisations ou associations : FSU, UNSA,
SOLIDAIRES, UNEF, JOC, se joignent à cet appel.
Des salariés du Monde ont envahi le Comité
d'entreprise du journal Le
Monde
pour réaffirmer leur refus de négocier un plan
dramatique pour les
emplois, les titres et la qualité des publications. Ci-joint
quelques
photos...
Bruno Lanteri, représentant syndical CGT au CE, a lu une
déclaration (voir ci-dessous).
L'autocollant Filpac-CGT "Pour un Monde
meilleur et sans licenciements" a été
collé à la place des dirigeants :
messieurs Fottorino, Guiraud et Ranchet qui sont revenus s'asseoir
après l'initiative.
La pression monte !
Déclaration du représentant syndical CGT au
Comité d'entreprise de la Société
éditrice du Monde (SEM), le mercredi 30 avril 2008
En
tant que représentant syndical CGT au CE de la SEM, je
dénonce
l'attitude de blocage de la direction qui fait suite aux nombreuses
demandes d'abandon des points les plus négatifs du plan
présenté et
soutenu par le conseil de surveillance : les licenciements secs, les
externalisation