ANTRAPRESSE
Association Nationale des Travailleurs des métiers de la Presse

 

jeudi 24 juillet 2008
 


Etats généraux de la presse
Ce que dit la Filpac CGT


    Le gouvernement veut tenir à l’automne des « états généraux de la presse ». Etats généraux ? Alors il doit s’agir d’un vaste débat national, public, ouvert à tous. Pas d’un séminaire d’experts de connivence, d’économistes du même bord, de financiers et d’industriels intéressés par leurs parts de marché. On parle bien de ça ? Alors avançons les moyens, mesures et initiatives à mettre en œuvre au service de l’information, du pluralisme, de la démocratie.

Pour une orientation démocratique

    La presse, l’essor du nouveau média numérique, l’information en général, ont besoin de se frayer de nouveaux espaces, et de faire fructifier les acquis historiques en matière de démocratie. Mais existe-t-il un choix démocratique ? Tout dans le discours dominant est centré sur l’économie libérale, érigée au rang de science exacte, de vérité absolue. Priorité doit être donnée à la qualité de l’information, pas à la rentabilité de la transaction commerciale de sa vente.

La crise ? Celle de l’offre éditoriale


    Les éditeurs parlent de la « crise » de la presse. De quelle crise s’agit-il ? Elle est engendrée par la pauvreté de l’offre éditoriale et des contenus, par l’extrême rareté de l’initiative créatrice de nouveaux titres, qu’ils soient imprimés ou sur un site Internet.

    La crise de la presse est d’abord la crise de l’offre éditoriale.

    En revanche, la part est belle pour un certain type d’informations, celles relevant de la sensation, de l’émotion, du superficiel. Une entreprise de formatage de l’opinion se construit, elle est l’inverse du choix à opérer pour la promotion de l’information. Le rôle de la presse et de l’information doit être renforcé dans l’espace public. La presse et l’information doivent participer au débat public, pas à la fabrication de l’opinion.

Le rôle des institutions démocratiques


    L’information et la presse, pour exister dans notre pays que certains aimeraient immerger dans le libéralisme, doivent-elles être, obligatoirement, concentrés dans de grands groupes ? Ou bien ont-elles une chance d’accès à l’indépendance, à la qualité au service du citoyen ? Dans ce cas, des mesures doivent être prises pour les protéger, assurer leur pérennité et leur développement. L’information et la presse sont mortelles. Assurons-leur une longue vie.

    A cet égard, quel est le rôle des institutions démocratiques et des pouvoirs publics ? Aider les groupes les plus forts à construire un marché de l’information à l’échelle mondialisée, ou développer une société de l’information fondée sur des valeurs démocratiques, qui nécessitent des investissements et une régulation économique et sociale renforcée.

    De quoi parle-t-on quand il est évoqué un « nouveau modèle économique » ? Trois sources financent la presse d’information générale : l’achat du lecteur, la publicité, les aides à la presse. Marche-t-on vers le renforcement d’une illusion, la gratuité, pour mieux éradiquer l’une des sources de financement, les aides à la presse ? Qu’elles doivent être réorientées vers la création éditoriale, vers le soutien aux moyens de l’indépendance, certainement. Mais supprimées ? Non. Des partisans organisés agissent en lobby pour obtenir cette destruction. Nous sommes pour réévaluer ces aides, pas les détruire.

Promouvoir le pluralisme et l’indépendance de l’information

    Notre choix est net : force doit rester à la démocratie. Il s’agit de promouvoir le pluralisme de l’information donc de la presse, de soutenir l’initiative éditoriale nouvelle, de conforter les moyens industriels leur permettant d’exister, d’assurer une distribution et une diffusion équitables qui assurent le droit et l’accès libre à l’information, de mettre au point un système de solidarité qui soutienne les organes de presse les plus faibles, de créer de véritables instruments de mesure de la vente de l’information et de la presse.

    Ces objectifs relèvent d’une loi d’orientation.

    En conséquence, nous optons pour un renforcement des organes de régulation de l’information et de la presse.

    Des structures existent :
  • une direction du développement des médias sous la tutelle du ministère de la Communication et de la Culture,

  • un conseil supérieur des messageries de presse chargé de l’application de la loi sur la distribution de la presse (loi Bichet),

  • une commission paritaire des publications et agences de presse groupant administrations et entreprises de presse, dont le secrétariat relève de la DDM,

  • une société professionnelle des papiers de presse assurant le service d’une centrale d’achat aux éditeurs.

    Il s’agit maintenant de mieux coordonner leur action au service de l’indépendance et du pluralisme de la presse et de l’information. Pour ce faire, nous préconisons la création d’une haute autorité de la presse, en charge de l’application de la loi d’orientation, de la coordination des moyens de régulation, et dont les membres seront désignés par l’Assemblée nationale, le Sénat et le Conseil économique et social.

Les moyens de l’initiative éditoriale


    L’exercice concret de la démocratie de l’information suppose des moyens. A défaut, seuls les plus fortunés disposeraient du pouvoir de création éditoriale. La dérive actuelle l’illustre. C’est pourquoi la création éditoriale, l’encouragement aux initiatives rédactionnelles doivent disposer d’un système de financement. Un fonds tel que celui existant dans l’industrie cinématographique devra être créé, dont les sommes collectées seraient allouées selon les préconisations de la Haute Autorité.

    L’initiative éditoriale, ainsi encouragée, aura également pour effet de renouer les liens de confiance très détériorés entre les lecteurs et les rédactions. Existent des chartes déontologiques, dont celle de Munich est la référence. Mais elles ne sont pas appliquées. De surcroît, le nouveau média, Internet, véhicule une somme considérable, en perpétuelle progression, d’informations non vérifiées. Dès lors la qualité de l’information n’est pas certifiée. Un label devra être mis en place qui, apposé sur le support médiatique, certifiera la véracité des informations délivrées par des professionnels et les indissociables bonnes relations sociales (tarifs salariaux, qualifications, temps de travail, stabilité des contrats de travail) présidant aux rapports entre salariés et direction au sein des entreprises d’information.

Soutien public au pluralisme

    Le pluralisme est d’importance constitutionnelle, le Conseil constitutionnel l’a établi en 1984. Pour que nul écart ne se creuse entre les textes fondamentaux de la république et la réalité du terrain, le pluralisme doit être supporté par un fonds à vocation égalitaire. Précisément, la répartition des fonds doit être inversement proportionnelle aux capacités financières, aux ressources publicitaires des différentes entreprises d’information. Le choix d’attribution des sommes et leur montant doivent cibler les supports quotidiens d’information générale de façon à corriger les inégalités existantes, et à encourager les initiatives et créations éditoriales. La gymnastique économique se mettra au service du pluralisme en ce sens que le mur de l’argent ne fasse pas obstacle à la libre circulation des informations, des opinions et des idées qui lui sont liées.

Distribution et impression : la place des moyens industriels

    Les moyens industriels au service de l’initiative éditoriale font partie intégrante des moyens du pluralisme. Les centres d’impression des quotidiens reçoivent la garantie de demeurer attachés aux entreprises d’information, qui utilisent leurs moyens pour assurer l’indépendance de leur fabrication.

    De la même façon, la loi Bichet et le système de distribution des NMPP et des MLP doivent être confortés et adaptés aux missions qui sont les leurs : fournir au citoyen, en quelque lieu que ce soit du territoire, le ou les titres de son choix. Les éditeurs, à l’instar des moyens d’impression, doivent garder la maîtrise de la distribution, ce qui les met à l’abri d’opérations industrielles dont la logique négligerait forcément le respect fondamental de la liberté d’accès au titre choisi par le lecteur.

Pour un cadre social rénové

    De façon par trop systématique, la question sociale est traitée par une simple soustraction des effectifs, par des procédés de rupture du contrat de travail, qu’elles prennent l’aspect d’ainsi nommés départs volontaires, de plans de licenciements collectifs, de guichets incitant au départ individuel au terme de transactions obscures.

    L’information, la presse et le média numérique reposent sur des personnels qualifiés, motivés, dument rémunérés. Pour rétablir ces normes, développer les nouvelles qualifications, conforter l’attachement professionnel aux entreprises d’information, la Filpac CGT préconise pour l’ensemble des formes de presse d’information générale, imprimée comme numérique, la construction d’un cadre social correspondant à la création d’un statut stable du travail salarié.


La Filpac CGT prend toutes dispositions et initiatives, avec ses adhérents, militants, délégués et organisations, pour porter ses positions et propositions dans le débat public, de telle manière qu’elles soient entendues et prises en compte aux états généraux de la presse.


Montreuil, le 23 juillet 2008

9:23:50 PM    

jeudi 10 juillet 2008
 


Fédération des travailleurs des Industries du Livre,
du Papier et de la Communication Cgt
MINUTE DE DISCUSSION
AVEC LE FIGARO

La mobilisation des porteurs a payé !


Dès la diffusion de notre tract, en date du 8 mars 2008, la direction du FIGARO a accepté de recevoir, en lieu et place de ses concessionnaires, la délégation de la Filpac-Cgt pour discuter des revendications des porteurs de presse du journal Le Figaro.

Après 5 réunions dans les locaux du FIGARO, nous sommes finalement arrivés à la signature d’une minute de discussion répondant à la plupart de nos revendications :

Pour l’amélioration des conditions de travail des porteurs, des blousons (avec doublure amovible et bandes de sécurité) et des casquettes seront mis à disposition des porteurs dès le mois de septembre. De plus, le personnel en charge de la réception et de la manutention des différents produits bénéficiera de chaussures de sécurité et de gants de protection.

Pour le paiement des temps d’attente, il est convenu qu’après 20 minutes de retard de livraison par rapport à l’heure théorique d’arrivée des journaux, un processus de paiement des minutes d’attente s’engagera automatiquement sur la base du SMIC horaire.

Pour le paiement de l’encartage des documents publicitaires, nous avons obtenu qu’une prime d’encartage minimum de 0,07 € soit versée aux porteurs. Etant bien entendu que ce mode de rémunération ne devra pas s’appliquer aux porteurs bénéficiant actuellement d’un mode de rémunération supérieur.

En ce qui concerne le droit syndical, la direction du FIGARO s’est engagée à faciliter l’organisation des élections professionnelles dans les concessions concernées et à aider à la diffusion des informations syndicales. Pour ce faire, sur chaque point d’éclatement où il n’existe pas de locaux, des panneaux d’affichages mobiles seront installés par le concessionnaire ou son représentant à son arrivée sur la zone d’éclatement.

Enfin, pour la revalorisation des IK, nous avons obtenu l’ouverture de négociations dès la rentrée afin de définir un taux de remboursement des indemnités kilométriques identique pour tous les porteurs plus en rapport avec la réalité. En attendant, la direction du FIGARO a reconnu la perte du pouvoir d’achat subie par les porteurs depuis le début de l’année et a accepté de verser, à partir du 1er janvier 2008, une compensation de 0,035 € du kilomètre parcouru en plus des rémunérations des IK perçues actuellement par les porteurs. Le versement de cette compensation devrait intervenir sur la paie du mois de juillet 2008. Le prix de cette compensation sera indexé une fois par trimestre sur l’évolution des prix du carburant, un premier effet de cette indexation devant intervenir dès le 1er octobre 2008.

Cette minute se veut le symbole de la détermination des deux parties à continuer les négociations pour arriver à une amélioration significative des conditions de vie des porteurs et notamment la négociation sur l’application de la convention collective du portage de presse signée par notre fédération le 24 juin 2007 avec le GREPP.

Plus nombreux nous serons plus forts !
Pour nous aider dans les futures négociations, syndiquez-vous !

Montreuil, le 10 juillet 2008
Tract au format pdf
Minute au format pdf

9:47:18 PM    

mardi 8 juillet 2008
 


SYNDICAT « LA MONTAGNE » 





L’Yonne Républicaine


La dernière coopérative ouvrière de la presse écrite n’est plus.
Il aurait suffit de presque rien peut être quelques millions de plus.
Peut être un plan de financement à l’achat d’une rotative, un peu moins hasardeux, pour que l’Yonne demeure et reste indépendante.

Pendant plus d’un demi-siècle, les femmes et les hommes qui ont participé à la création de ce journal et à son évolution jusqu'à aujourd’hui, auront contribué à démontrer que loin d’être une utopie, le système de gestion et d’organisation de la vie salariale d’une  société coopérative ouvrière, dont le capital est détenu par les ouvriers, pouvait être un véritable facteur de développement d’énergie et de valeur ajoutée pour une entreprise.

Nul ne doute qu’à la dissolution de la SCOP, condition au rachat par la Montagne,  les salariés auront un pincement au cœur et une pointe d’amertume en se résignant à mettre fin à cette formidable aventure humaine.

Une page se tourne une autre s’ouvre, La FILPAC CGT et le comité de groupe souhaite la bienvenue aux salariés de L’Yonne Républicaine dans le groupe Centre France et souhaite que perdurent les échanges qui ont débuté  ces dernières semaines, puisse cette amitié naissante contribuer à travers nos expériences respectives à la construction et l’évolution syndicale du groupe.


8:36:04 PM    

lundi 23 juin 2008
 

Aux membres du Comité exécutif national

Pour information aux adhérents de la Filpac CGT



La déclaration commune Filpac CGT – SGL CE – section CGT des NMPP du 14 décembre est la dernière expression publique de la Fédération sur la question de la distribution, car la division interne et néanmoins publique n’a pas permis de mener à bien l’unité de l’intervention de la CGT. Cette déclaration appelait à un travail commun : « Un groupe de travail, ouvert à tous ceux qui sont en accord avec cette analyse et ces objectifs, est constitué pour mener à bien ces tâches. Il matérialise le souci partagé de l’unité et de la solidarité entre salariés des Messageries et de la distribution de la presse. » La division a privé la Filpac CGT de ce travail commun et de son expression. La situation actuelle et ses derniers développements après le CEN du 12 juin imposent à la Filpac CGT de retrouver sa voix et ses capacités d’intervention, malgré et par delà l’aggravation de la division publique de ses rangs et l’absence de débats réels.

1. Une offensive majeure se prépare

Tous les éléments (éditoriaux, déclarations de membres majeurs du pouvoir politique, intentions déclarées de certains poids lourds du patronat, nouveaux intervenants dans les médias) concordent : à la faveur d’états généraux de la presse, annoncés par le président de la République pour la rentrée, la perspective déclarée du pouvoir est d’en finir avec tout ce qui ressort au dispositif encadrant la presse quotidienne, et en particulier avec ce qu’il appelle le Livre. Se développe une argumentation libérale aux termes de laquelle c’est la présence du « Livre » qui est un frein au pluralisme, par « le monopole » qu’il exercerait, et représenterait un facteur réactionnaire contre l’adaptation des médias au numérique dans le cadre du marché libéralisé. Or il est bien clair que le pouvoir a besoin de coups pour rebondir en permanence et justifier sa politique de destruction antisociale, comme l’ont prouvé le coup de Xavier Bertrand sur les 35 heures, et l’offensive en cours contre la CGT des Ports et Docks.

Personne n’ignore le degré de décision du pouvoir et d’une partie du grand patronat dans leur volonté de mener à bien les contre-réformes libérales, lesquelles supposent de marginaliser la CGT.

2. Le plan NMPP 2007 – 2010 dans ce contexte

C’est dans ce contexte actuel que la Filpac CGT doit considérer le plan stratégique concernant la distribution de la presse. Ce plan a été présenté le 13 novembre 2007 au comité central d’entreprise des NMPP. A cette époque, il était clair pour la direction de la Filpac CGT que la question des NMPP était l’un des dossiers majeurs que le nouveau président se proposait de traiter en priorité.

Nous sommes maintenant passés à la phase finale des travaux pratiques.

Ce plan est d’une nature industrielle et sociale que beaucoup de syndicats et de délégués ont rencontrée ou rencontrent en ce moment, dans leur entreprise et dans leur groupe. Il modifie les
équilibres précédents au sein des NMPP en ce sens qu’il s’adapte aux nouvelles technologies à la nouvelle carte de l’impression décidée par les éditeurs, et qu’en conséquence il remet en cause les centres de groupage des titres à Paris et en Ile-de-France. Il déplace le groupage des titres, dont la loi Bichet fournit le cadre légal, du Niveau 1 des centres d’Ile-de-France vers le Niveau 2 des dépôts en région. Comme beaucoup d’autres plans, il comprend une réduction importante d’effectifs et prépare le contournement du statut traditionnel des salariés ouvriers et cadres techniques des NMPP. Le Livre IV afférant à ce plan a été présenté aux organisations syndicales compétentes.

3. Sur quoi portent les divergences fondamentales avec le SGL CE ?

Depuis le 13 novembre 2007, il aurait été possible à la Filpac CGT, avec toutes ses composantes, de bâtir un plan cohérent alternatif et de mener à bien la défense du principe démocratique d’égalité de distribution des titres dont les NMPP ont la vocation.

Que ce soit clair et net : ce qui est cause aujourd’hui, ce ne sont pas les méthodes employées par telle ou telle partie de la CGT des NMPP et du SGL CE, même celles qui paraissent radicales, mais bien le but de ces actions. Nous ne sommes pas dans une réédition du conflit du Parisien libéré de 1975, mais dans sa caricature. Plus d’une demi-année a été gâchée, si bien que, aujourd’hui, les méthodes d’action se déroulent dans un contexte différent de celui qui présidait aux destinées du plan 2007 – 2010, car le gouvernement et une partie du grand patronat sont à l’offensive contre la présence de la CGT dans la presse. Entre-temps, des reculs significatifs ont été enregistrés par la CGT, par exemple au profit de Force ouvrière au siège des NMPP, dans le 12e arrondissement parisien, et à Combs-la-Ville après la révocation de délégués du personnel CGT par le SGL CE.

Il apparaît de façon claire que si la distribution de la presse, quotidiens et périodiques, est une juste cause, elle risque de devenir le Waterloo de la CGT si la division et la surenchère entre différentes factions de la CGT continuent, et si la Filpac CGT ne retrouve pas sa voie et sa capacité d’unité, de rassemblement et d’intervention. Différentes actions (incendie des paquets de quotidiens à l’ARM de Vitrolles dans la nuit du 8 juin, occupation musclée du siège des NMPP le 19 juin au matin) offrent un prétexte au patronat de contre-attaquer et de servir aux libéraux au pouvoir des arguments pratiquent qui alimentent leur volonté d’affrontement. La « lettre ouverte à ceux qui veulent tuer la presse », publiée par la quasi-totalité des éditeurs de presse quotidienne nationale, à l’exception notable de L’Humanité, témoigne du ton nouveau employé.

Si les éditeurs de presse quotidienne et le directeur général des NMPP ne sont pas passés à une mise en pratique des directives des experts libéraux du gouvernement, ils risquent de s’y rallier si une alternative fédérale Filpac CGT n’est pas immédiatement fournie.

4. Les tâches immédiates de la Filpac CGT

La fonction de la Filpac CGT et de sa direction, c’est de garantir l’unité de ses organisations et la démocratie, tant dans les relations internes à la CGT que dans les relations avec les salariés. Dans ce sens, le secrétariat a été mandaté par le CEN du 12 juin 2008 pour prendre toutes dispositions visant à tenir avec les directions compétentes, syndicats patronaux, pouvoirs publics et institutions comme le Conseil supérieur des messageries de presse, les réunions nécessaires afin de sortir de la situation actuelle au mieux des intérêts de la CGT, de ses adhérents, et des salariés qu’elle représente.

Mais la situation réclame d’autres dispositions.

La Filpac CGT doit mettre en œuvre les moyens de son unité, les moyens d’application de la démocratie syndicale en son sein, et de la démocratie dans ses relations aux salariés. Elle doit déterminer l’orientation propre à garantir et cette démocratie et cette unité, et disposer des moyens de débat avec toutes les composantes.

En conséquence, elle considère de son devoir et de sa fonction de proposer aux interlocuteurs patronaux et gouvernementaux les voies qui permettent aux salariés de sauvegarder leurs intérêts. Pour cela, une consultation des instances statutaires doit avoir lieu, comme une consultation des salariés des NMPP.

Sachant qu’un bureau fédéral est convoqué le 3 juillet, doit-on en passer par un CEN extraordinaire en plus de ce BF, ou à la place de ce BF, de façon que la direction nationale de la Fédération soit à même de poursuivre la mise en œuvre des orientations déterminées par le congrès des syndicats de la Fédération, en novembre 2007, à Lille ?

Les camarades du CEN doivent répondre par retour du courrier au secrétariat de la Fédération.

Quelle que soit la réponse à cette question, le secrétariat continue et continuera d’appliquer le mandat qui lui a été confié par le CEN du 12 juin 2008.

Le secrétariat, Montreuil, le 20 juin 2008, 12 heures.


9:49:28 PM    

vendredi 6 juin 2008
 

Déclaration lue, le jeudi 5 juin 2008, par Bruno Lantéri, représentant CGT au comité d’entreprise, après l’avis des élus (intersyndicale SNJ-CFDT-CGT signataires de l’accord-cadre) sur le Livre IV et sur le Livre III du plan « social » imposé par la direction du Monde.
 

En tant que représentant syndical CGT au comité d’entreprise de la société éditrice du Monde, je réitère la position de la CGT quant au rejet du plan social mis en place par la direction, particulièrement, les cessions, les externalisations et la possibilité qu’elle a de recourir à des licenciements « contraints » de salariés de l’entreprise si l’objectif des 9,4 millions d’euros d’économie n’était pas atteint avec le plan de départs volontaires (PDV).

Fidèle aux exigences des salariés qui peuvent craindre pour leur emploi, je remets donc un avis négatif sur le plan présenté (Livre IV et Livre III).

Concernant le projet de cession des filiales, sans vouloir anticiper sur une éventuelle vente ou le maintien des activités dans le groupe, je demande, s’il devait y avoir cession d’entités, que des négociations entre les partenaires sociaux et le repreneur soient engagées afin d’assurer aux salariés des conditions de reprise et des perspectives d’avenir acceptables.

A la SEM, à l’inverse de ce qui s’est passé après le plan de départs volontaires fin 2004, une forte adhésion à ce nouveau PDV nécessitera une réorganisation de l’entreprise. C’est pourquoi une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences au niveau du groupe s’avère nécessaire pour anticiper, dans la concertation, les évolutions professionnelles et technologiques à venir, offrir des perspectives aux salariés et mieux gérer les besoins.

Au-delà des stratégies financières en cours, le modèle social, la qualité et l’indépendance de l’information doivent rester une priorité. Des doutes sont encore permis quant à l’efficacité économique de ce plan, avec l’échéance de 2012, et peuvent faire craindre une recapitalisation non maîtrisée pouvant avoir des conséquences pour les salariés de l’entreprise et du groupe. Ce qui se passe aujourd’hui au journal Le Monde est une menace pour tous les salariés de la presse quotidienne.

Bruno Lantéri


9:36:59 PM    

vendredi 30 mai 2008
 


L’EstMédia-CGT, SNJ, FO, CFTC, CFE-CGC de L’Est Républicain

L’ER va passer à la caisse

Les administrateurs du Crédit Mutuel allaient-ils pouvoir tolérer encore longtemps que la « banque à qui parler » ait lâché environ 500 millions d’euros sans aucun retour sur investissement ? Ce vendredi matin, en conseil d’administration, le président Gérard Lignac a répondu à cette interrogation : « Pour faire les acquisitions et investissements nécessaires, nous nous sommes associés au Crédit Mutuel. Il est précieux d’avoir un partenaire banquier qui couvre les déficits. Mais les banquiers avancent rarement des fonds sans les récupérer. Il faut donner des gages. Eux aussi ont des contrôles internes et ont été critiqués par rapport à leurs investissements envers nous… »

Une plaidoirie peu habituelle, qui renforce l’idée que le Crédit Mutuel devait prendre un jour ou l’autre le contrôle. Ce qui devrait être effectif dès le 26 juin prochain, lorsque l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires se sera prononcée favorablement sur le rapport du conseil d’administration, dont le projet a été approuvé hier en CA de L’Est Républicain. Celui-ci fait apparaître que la société France Est, devenue filiale du Crédit Mutuel jeudi 29 mai, obtiendrait 157.888 actions à 10 €, provoquant une augmentation du capital de L’ER de 2.400.000 € à 3.957.888 €, en échange de l’abandon d’une créance de 128.000.000 €.

L’effet immédiat de cette opération financière serait une redistribution des cartes entre les actionnaires. Le Crédit Mutuel, par sa nouvelle filiale France Est, détiendrait 51 % du nouveau capital de L’ER (157.888 actions + 45.035 qu’elle possède déjà), contraint d’accepter cette opération capitalistique puisqu’il n’est pas en mesure de rembourser, même partiellement, les dettes accumulées avec la création du groupe.

La deuxième conséquence serait la dilution de la part détenue par le deuxième plus important actionnaire du capital de L’ER, le Groupe Hersant Média, qui perdrait du coup sa minorité de blocage. Ce que Gérard Lignac traduit par : « Il y a peut-être un actionnaire actuel que ça peut gêner… »

En d’autres termes, si cette action est validée par l’assemblée générale extraordinaire du 26 juin prochain, le Crédit Mutuel, par sa filiale France Est, prendrait le contrôle de L’Est Républicain, à hauteur de 51 % du nouveau capital.


Houdemont, le 30 mai 2008

10:52:10 PM    

jeudi 29 mai 2008
 

Fédération des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier
et de la Communication CGT
263, rue de Paris - case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX -
Tél. 01 48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52
Site Internet : filpac-cgt.fr


PQR-PQD : Parlons vrai

Le communiqué publié ce jour par le SPQR (voir ci-dessous), s’il se termine par une minuscule porte ouverte à une rencontre paritaire prochaine, n’en reste pas moins ambigu, voire mensonger.
Comment ce syndicat peut-il en effet prétendre « réaffirmer sa volonté de maintenir un paritarisme de qualité à travers des négociations nationales notamment au plan salarial » et parallèlement tout faire pour que les négociations paritaires nationales sur les salaires 2008 capotent ?

Rappel des faits :

Le 8 février, réunion paritaire nationale sur le bilan de la politique salariale 2007. Le bilan est très défavorable aux salariés qui ont accumulé 0,9 % de retard sur l’inflation. Malgré les tergiversations patronales, un accord est signé avec un rattrapage de 0,9 % au 1er février 2008.

Le 27 mars, lors de la première rencontre sur la politique salariale 2008, le SPQR n’avait rien à proposer si ce n’est un exposé sur la situation économique des entreprises de presse. Ce n’est que parce que le ton a monté que nous avons obtenu 0,5 % au 1er avril avec une nouvelle date de rencontrefixée au 29 avril.

Le 9 avril, échec des négociations salariales en PQD qui se soldent par une recommandation patronale de…0,5 % au 1er avril et 0,9 % au 1er septembre.

Le 29 avril, le SPQR a fini par avouer clairement son intention d’en finir avec l’indexation des salaires sur les prix et a confirmé cette position de principe par une proposition de 0,9 % au 1er juin avec une réunion de « bilan » fixée en septembre.
Il aura fallu la réaction immédiate des équipes de presse pour que soit initiée par le SPQR la réunion du 13 mai où, craché, juré, il allait faire de nouvelles propositions.

Las, le 13 mai, non seulement il n’y eut pas de nouvelle proposition du SPQR, mais celui-ci, visiblement divisé en interne sur l’attitude à tenir face aux organisations syndicales, a finalement opté pour la méthode dure en décrétant unilatéralement une recommandation patronale de 0,9 % au 1er juin, rompant ainsi au passage avec le paritarisme et les accords de branche. Là encore la réponse des salariés de la presse ne s’est pas fait attendre avec la non-parution de la quasi-totalité des titres PQR-PQD. Dans le même temps, une démarche unitaire au plan national, avec l’ensemble des organisations syndicales, a été initiée afin de monter d’un cran le niveau de la mobilisation dans les entreprises. Cette démarche a largement été reprise au plan local dans les entreprises aboutissant, dans la plupart d’entre elles, à des assemblées générales unitaires, toutes catégories confondues.

Intentionnellement, depuis le début de ce conflit, le SPQR fait une présentation erronée des raisons de ce mouvement national de grande ampleur. En amalgamant le rattrapage 2007 de 0,9% et les propositions du SPQR, il essaie de faire passer comme honorable la position du syndicat patronal. Or, le SPQR n’a signé que 0,5% en avril pour 2008, et ne recommande (sans obligation d’application) que 0,9% en juin alors que l’augmentation estimée du coût de la vie approche déjà les 3,8% (base INSEE). C’est cette attitude du SPQR qui est apparue clairement comme une provocation.

C’est donc bien le SPQR qui est à la fois à l’origine de la rupture de la négociation salariale et du conflit. Verser des larmes de crocodiles sur le coût des non-parutions ne changera rien à cette réalité.

La FILPAC est évidemment disposée à une nouvelle rencontre de négociation sur les salaires 2008 dans les prochains jours. Elle privilégie la démarche unitaire en cours, en ayant pour ambition d’obtenir à un accord paritaire de branche qui ne fasse pas payer aux salariés des entreprises de la presse quotidienne régionale et départementale les effets du retour de l’inflation.

Paris le 29 mai 2008



COMMUNIQUE DU SPQR

La Presse Quotidienne Régionale fait face depuis quelques années à un bouleversement progressif mais irréversible du mode d'exploitation des sociétés éditrices qui dégrade durablement la situation économique de la plupart d'entre elles et qui nécessite la mise en œuvre d'une politique sociale adaptée au nouveau modèle économique.

Dans ce contexte, le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale réaffirme sa volonté de maintenir un paritarisme de qualité à travers des négociations collectives nationales, notamment au plan salarial. Cependant, ces négociations, pour aboutir, doivent nécessairement prendre en considération la nouvelle réalité économique de la branche.

Le SPQR conteste formellement les termes du communiqué intersyndical du 20 mai 2008 selon lesquels il aurait initié la rupture de la négociation salariale nationale.

Il a fait, le mardi 13 mai dernier, une proposition d'accord équivalente à celles signées dans les autres secteurs de presse quotidienne, mais supérieure à celles faites dans d'autres formes de presse ou secteurs d'activité n'appartenant pas à la presse (à savoir en plus du rattrapage de 0,9 % réalisé en février, 0,5% d''augmentation en avril et 0,9% proposé en juin). Il a également proposé de poursuivre les négociations. Il a ainsi confirmé qu'une nouvelle réunion paritaire se tiendra en septembre 2008 pour négocier un palier salarial complémentaire au titre du second semestre.

Le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale reste ouvert à une nouvelle rencontre paritaire afin d'explorer les voies d'une issue positive au conflit social actuel. Celles-ci vont être d'autant plus délicates à trouver que les non parutions de ces dernières semaines n'ont fait qu'aggraver la situation financière des entreprises.

Le succès de cette réunion suppose que chacun ait bien étudié la situation et les enjeux majeurs qui ne sauraient faire abstraction de la réalité économique et sociale de nos entreprises et des salariés qui la composent.

Fait à Paris, le 29 Mai 2008


10:28:54 PM    

lundi 26 mai 2008
 



    Les élections professionnelles viennent d'avoir lieu au journal Sud Ouest.

    Malgré les difficultés rencontrées pendant les négociations sur le NSE ces dernières années et les problèmes récurrents chez les employés, notamment sur les salaires, l'équipe syndicale n'a jamais baissé les bras. Aujourd'hui le verdict des urnes est tombé.

    Lors des dernières élections (il y a deux ans), la CGT avait réuni plus de 86% des suffrages, il semblait que cet excellent score soit difficile à renouveler. C'est pourtant ce qui a été fait et même en mieux puisque c'est à plus de 91% que les électeurs du premier collège ont voté pour la liste CGT (voir résultats ci-dessous).

    Bravo à nos camarades. Le combat syndicat est difficile mais il offre de belles satisfactions.

 
Résultats aux élections professionnelles à SUD OUEST collège ouvrier-employés :
  • En CE : titulaires et suppléants, 91,35 % des suffrages exprimés pour la CGT
  • En DP : titulaires 90,63 % et en suppléants 89,11 % des suffrages exprimés pour la CGT
Bordeaux, le 26 mai 2008

10:53:51 PM    

mercredi 21 mai 2008
 

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Paris, le 20 mai 2008

COMMUNIQUE


    Les organisations syndicales soussignées :
  • LA FILPAC CGT
  • L’UFICT-LC-CGT
  • La F3C-CFDT
  • Le SPEP CGC
  • la Fédération du livre FO
  • La Fédération de la Communication CFTC
  • Le SNPEP FO
  • Le Syndicat National des Journalistes
  • Le Syndicat Général des Journalistes FO
  • Le Syndicat des journalistes FO
  • Le Syndicat des Journalistes CGC
  • Le Syndicat national des journalistes CGT
  • l’USJ-CFDT

    N’acceptent pas la rupture initiée par le SPQR lors de la négociation salariale nationale qui se limite, à ce jour, et pour la première fois, à une simple recommandation.

    Demandent la réouverture des négociations au niveau de la branche au plus tard sous quinzaine sur la base de l’accord dit de 1993 garantissant la progression des salaires réels en fonction de l’inflation.

    S’engagent, de manière unitaire, à entamer des démarches auprès des directions respectives des titres de PQR  pour vérifier leur volonté d’aboutir à un accord de branche.

    S’engagent, de manière unitaire, à envisager toute action nécessaire à la définition d’un accord de branche satisfaisant pour l’ensemble des catégories de salariés.


7:22:34 AM    

mardi 20 mai 2008
 


COMITE INTER CGT

LA DIRECTION DU MONDE
CHOISIT LA POLITIQUE DU PIRE


Le 4 avril dernier le conseil de surveillance du Monde prenait la lourde responsabilité d’initier des pratiques jusqu’alors inconnues dans la profession : la mise en place d’un plan de licenciements secs et drastique s’appliquant à des salariés régis par des champs conventionnels différents.

Cette offrande faite aux éditeurs de presse - qui n’en attendaient pas moins - risque de devenir dans les mois qui suivent la seule alternative proposée aux journalistes, ouvriers, cadres et employés de presse quotidienne nationale, régionale et départementale.

Les représentants de la Société des Rédacteurs du Monde, au nom d’intérêts particuliers, soutenant sans réserve le plan de la direction placent l’ensemble de leurs confrères dans une spirale infernale : les licenciements secs vont-ils devenir la règle pour les journalistes des autres entreprises de presse ? Si cela devient possible au journal Le Monde – garant d’un modèle social avant la présentation de ce plan – les ardeurs d’industriels propriétaires de groupes de presse considérant cette activité comme une valeur marchande au même titre qu’une autre vont se décupler.

Pour contrer ce plan inique, dépassant le simple cadre du Monde, l’attente des salariés vis-à-vis des organisations syndicales était immense. Après cinq semaines d’une lutte sociale historique dans le groupe Le Monde, les salariés de tout horizon professionnel s’étaient mobilisés dans un mouvement syndical unitaire autour de ces deux axes indéfectibles : non aux licenciements secs et non aux cessions des filiales du groupe.

Force est de constater que l’accord cadre paraphé jeudi dernier par l’intersyndicale CFDT, SNJ et une partie de la CGT (SGL-CE et BP-UFICT)  avalise le souhait de la direction du Monde pour mettre en œuvre son plan « CSP + »  entérinant dans un premier temps des départs volontaires, assortis de licenciements secs, d’externalisation de services et la cession de plusieurs filiales du Pôle Magazine (les titres magazines de Fleurus Presse, Danser, Les Cahiers du Cinéma et des librairies La Procure). Cette responsabilité prise par l’intersyndicale s’appuyant sur un vote de 89 salariés alors que la SEM regroupe 584 salariés, évinçant le vote des personnels du pôle magazine pose de fait un réel problème démocratique.

De plus, la signature de cet accord ne garantit en rien l’épouvantail agité depuis de nombreux mois par les représentants de la SRM et le Conseil de surveillance d’une possible recapitalisation du groupe Le Monde par Lagardère et Prisa, ceux-ci guettant depuis longtemps le moment propice.

Le Comité Inter CGT et les représentants d’Info’Com-Cgt n’ont eu de cesse de promouvoir d’autres solutions en prônant, par exemple, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences - solution rejetée à la fois par l’intersyndicale signataire de l’accord et la direction du Monde dans un même élan - pourtant seule à même de pouvoir contrer les velléités de directions ne comprenant le dialogue social que par le seul prisme des plans de licenciements.

Le combat qui s’engage aujourd’hui dans la profession est vital. Il décloisonne les corporatismes d’un autre âge plaçant l’ensemble des salariés, quelque soit le champ conventionnel, dans le viseur d’éditeurs décidés à en découdre pour anéantir statuts, droits et acquis sociaux. Les salariés de la presse quotidienne nationale, régionale et départementale n’ont d’autres choix que d’unir leur force pour contrer cette déferlante annoncée.

Paris, le 20 mai 2008


9:17:25 PM    

lundi 19 mai 2008
 


Journée du 22 mai 2008


RETRAITES
Nous sommes tous concernés !




Contrairement à ce que prévoyait la loi de 2003 sur les retraites, le gouvernement a clôt les discussions avec les organisations syndicales le 28 avril dernier pour appliquer la décision prise unilatéralement par Nicolas Sarkozy et passer les salariés à 41 ans de cotisations.

Nous ne pouvons pas accepter cette fin de non recevoir
des propositions de la CGT !

La journée du 22 mai doit être la journée de mobilisation devant permettre de faire reculer le gouvernement qui maintient donc son projet d’allongement de la durée des cotisations et qui, de fait, rendra bientôt impossible la retraite à taux plein à 60 ans pour la majorité des salariés.

Cette journée de mobilisation doit également permettre la reprise des négociations sur la pénibilité en vu de mettre en place un dispositif de départ anticipé pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles, dangereux ou astreignants.

Les quatre propositions de la CGT pour assurer l’avenir de nos retraites :

  • Garantir un bon niveau de retraite
  • Assurer un droit à la retraite à partir de 60 ans
  • Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé
  • Assurer le financement des retraites

En ce qui concerne la SPPS, la direction s’était engagée à ouvrir, avant fin 2007, des négociations sur la pénibilité du travail de nuit et sur les contraintes liées au traitement des quotidiens. Comme pour d’autres sujets, cet engagement d’ouverture de négociations n’a toujours pas été respecté !

C’est pourquoi notre syndicat appelle les salariés de la SPPS à soutenir les revendications de la CGT en observant un arrêt de travail de deux heures au début de leur prise de service et de venir nombreux à la manifestation du 22 mai à 14H00, derrière les banderoles de la FILPAC-CGT et du Comité intersyndical du Livre parisien.

Le rendez-vous du CILP se situe place de la Bastille,
à l’angle du boulevard Beaumarchais et de la rue Saint-Antoine.



TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION !

Le Comité syndica
l

12:19:23 AM    

dimanche 18 mai 2008
 


Fédération des travailleurs des Industries du Livre,
du Papier et de la Communication Cgt

Vendredi 16 mai

mobilisation pour la revalorisation des salaires

pour tous les salariés de PQR / PQD 


Non parution des titres suivants : Dauphiné libéré, L’Aisne Nouvelle, L’Alsace, L’Ardennais, Le Bien Public, Centre Presse Aveyron, Le Courrier de l’Ouest, La Dépêche du Midi, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Eclair des Pyrénées, L’Est Eclair, L’Est Républicain, Havre Libre, Le Havre Presse, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Journal du Centre, Le Populaire du Centre, Libération Champagne, Le Maine Libre, L’Indépendant de Perpignan, Midi Libre, La Montagne, Nice Matin, La Nouvelle République du Centre Ouest, Ouest-France, Paris-Normandie, Le Pays, Presse Océan, Le Progrès (Lyon), Le Progrès de Fécamp, La République des Pyrénées, Sud Ouest, Le Télégramme, La Tribune/Le Progrès (Saint-Etienne), L’Union (Reims).

Nord Eclair, Nord Littoral, La Voix du Nord, dépendants de l’accord PQN deux heures d’arrêt.


La Filpac-CGT encercle le SPQR à Paris - 13 mai 2008
envoyé par cgt-dl

Questions aux propriétaires
des quotidiens de presse


Messieurs, les propriétaires de presse, nous vous appelons à respecter les lecteurs en les informant, de façon réelle et sérieuse, sur la situation sociale en presse quotidienne. Répondez publiquement aux questions suivantes, puisque vous n’avez pas mené des négociations dignes de ce nom sur nos salaires, comme nous vous le demandions.

Comment informer les lecteurs sur l’inflation et nier cette inflation quand il s’agit des salaires du personnel qui réalise ces journaux ? C’est pourtant ce que pratique le patronat de la presse quotidienne, tant régionale que départementale. Une baisse de 1% du salaire minimum, c’est 200 euros de perdu dans l’année, et l’inflation sera de près de 4% ! Pourquoi casser le cadre des négociations conventionnelles de branche, qui se tiennent régulièrement depuis des années ? Pourquoi casser l’indexation des salaires sur les prix au moment précis où l’inflation s’installe ? En méprisant les négociations, les propriétaires nous ont contraints à agir par la grève, alors que les portes de la concertation étaient ouvertes.

Comment garantir l’avenir de la presse quotidienne d’information quand les patrons de presse appliquent aux journaux des normes économiques d’industriels et de banquiers, comme si la presse d’information était une marchandise ordinaire ? Sous prétexte que les quotidiens sont passés sous la coupe de 4 ou 5 groupes, les propriétaires devraient se comporter comme s’ils jouaient l’avenir de l’information en Bourse ?

Comment considérer comme exorbitantes les trois revendications suivantes des salariés de la presse quotidienne ?
  • évolution de nos salaires sur une hausse des prix mesurée par un indice sérieux ;
  • pérennité de l’accord national prévoyant l’application des hausses convenues par accord majoritaire sur le salaire réel ;
  • augmentation significative du salaire minimum professionnel garanti.
Comment assurer aux lecteurs la meilleure qualité de l’information quand l’obsession des propriétaires des journaux est de réduire les effectifs, faire baisser la masse salariale, bref se soucier plus des profits immédiats pour les actionnaires que des qualifications requises pour fournir un vrai journal sûr, de qualité, indépendant et compétent ?

Que cache le jusqu’au-boutisme des propriétaires des journaux sur les salaires ?
S’apprêtent-ils à saborder la branche professionnelle, lieu de négociations civilisées dans le cadre des conventions collectives ? Derrière les salaires, la contre-réforme libérale ?

Ces réponses, nous les attendons et ne manquerons pas de les communiquer aux lecteurs.

11:42:50 PM    

mardi 13 mai 2008
 

Fédération des Travailleurs des Industries du Livre, du Papier
et de la Communication CGT
263, rue de Paris - case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX -
Tél. 01 48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52
Site Internet : filpac-cgt.fr



Salaires PQR-PQD :
l'acharnement patronal !

Le 13 mai, de l'avis syndical général, a été une mascarade.
Négociations ? Malgré les propos téléphoniques de certains membres dirigeants du SPQR, cette séance était conçue par la majorité des patrons comme une mesure vexatoire : « Vous n'avez pas compris ? C‘est 0,5%, 0,9% et puis un rendez-vous d'après-vacances. Vous n'avez même pas à signer, vous, syndicats, il ne s'agit même plus d'un accord, mais d'une simple circulaire de recommandation sans obligation. »

Il s'agissait donc de soustractions patronales.
Fini, les accords de branche sur les salaires.
Fini, l'indexation des salaires sur les prix, même sur l'indice INSEE au rabais.
Fini, le cadre paritaire de branche.
Le SPQR vous dit : salaire ? Connaît pas.

Alors ?
Les délégations syndicales de salariés doivent se rencontrer le 20 mai. C'est un pas dans le sens de l'unité.
Mais nous demandons aux organisations syndicales, présentes avec nous le 13 mai devant le mur patronal, de réagir dans le sens de l'intérêt général de tous les salariés.
Bien sûr, il faudra le 20 mai définir ensemble la riposte qui s'impose.
Mais d'ici là, le compteur tourne, le temps ne joue pas en notre faveur.

C'est pourquoi, comme annoncé lors de l'assemblée générale des équipes de presse et confirmé lors du
rassemblement du 13 mai, les organisations de la Filpac CGT appellent à une grève de 24 heures le 16 mai au soir pour le daté du 17 mai.
Cette riposte est à la hauteur du mépris qui a été opposé aux salariés de la presse quotidienne ce 13 mai.
Cette année 2008, s'agissant des salaires, est un marathon : rien n'est plus acquis, rien n'est plus garanti, rien n'est plus paritaire.

Bien sûr, des tentatives se multiplieront pour que des négociations « maison » se tiennent, de façon à enterrer dans les faits le cadre de négociation de branche. Nous appelons tous les salariés à ne pas tomber dans les manoeuvres locales qui ne manqueront pas d'être mises en place.

Avec une majorité de salariés qui ont signé la pétition que nous leur avons soumise, nous revendiquons :
  1. l'évolution de nos salaires sur une hausse des prix mesurée par un indice sérieux ;
  2. la pérennité de l'accord national prévoyant l'application des hausses convenues par accord majoritaire sur le salaire réel ;
  3. une augmentation significative du salaire minimum professionnel garanti.

Nous demandons tant au SPQR qu'au SPQD qu'ils abandonnent leur logique d'affrontement et qu'ils
reviennent à une attitude de négociations réelles et sérieuses sur nos salaires.

Dans l'action de 24 heures, tous ensemble, le 16 mai, matin, après-midi et soir !


Paris (XVIe), le 13 mai à 18 heures

10:38:03 PM    

dimanche 4 mai 2008
 

    Le 22 avril dernier, la Filpac-Cgt a organisé une action pour soutenir le camarade Franck SPARHUBERT, délégué syndical CGT-JSL et membre du CEN de la Filpac.  Eduardo MORGAN-TIRADO, du Dauphiné Libéré a filmé cette journée d'action et a réalisé un petit reportage de 13 minutes. En espérant que ce genre d'action puissent se répéter à l'avenir lorsque la situation l'exigera...

10:50:12 PM    

       

Communiqué commun Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Cgt, Cgt-Fo


"rendez-vous de 2008 sur les retraites"

Pour les confédérations syndicales, le « rendez vous de 2008 sur les retraites », doit être l'occasion de consolider le système par répartition, seul à même d'assurer la solidarité indispensable entre générations et de répondre aux exigences de justice sociale.

Fondamentalement, l'avenir des retraites est lié à la situation de l'emploi et des politiques économiques. Les confédérations syndicales n'entendent cependant pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter.

Mais face au blocage gouvernemental sur les principales propositions des organisations syndicales (garantie et niveau des retraites, droit à la retraite à 60 ans, durée de cotisation, reconnaissance de la pénibilité, ressources financières assurant l'avenir à long terme du système de retraite, réduction des inégalités entre les femmes et les hommes…), les confédérations décident d'appeler à une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations le 22 mai 2008.

Elles appellent les salariés, les jeunes et les retraités à être nombreux le 22 mai dans l'action et les manifestations pour la défense de la retraite solidaire.

Les organisations ou associations : FSU, UNSA, SOLIDAIRES, UNEF, JOC, se joignent à cet appel.

Communiqué du 30 Avril 2008

7:18:41 AM    

vendredi 2 mai 2008
 


9:29:36 PM    

mercredi 30 avril 2008
 


11:31:08 PM    


Des salariés du Monde ont envahi le Comité d'entreprise du journal Le Monde pour réaffirmer leur refus de négocier un plan dramatique pour les emplois, les titres et la qualité des publications. Ci-joint quelques photos...

Bruno Lanteri, représentant syndical CGT au CE, a lu une déclaration (voir ci-dessous). L'autocollant Filpac-CGT "Pour un Monde meilleur et sans licenciements" a été collé à la place des dirigeants : messieurs Fottorino, Guiraud et Ranchet qui sont revenus s'asseoir après l'initiative.
La pression monte !


N'oubliez pas de signer la pétition nationale de la Filpac pour le groupe Le Monde :






Déclaration du représentant syndical CGT au Comité d'entreprise de la Société éditrice du Monde (SEM), le mercredi 30 avril 2008


En tant que représentant syndical CGT au CE de la SEM, je dénonce l'attitude de blocage de la direction qui fait suite aux nombreuses demandes d'abandon des points les plus négatifs du plan présenté et soutenu par le conseil de surveillance : les licenciements secs, les externalisation